Présentation

Nous vous souhaitons la bienvenue sur le site du domaine de Marie-Thérèse Chappaz. Nous avons mis tout notre cœur dans sa réalisation, afin de partager avec vous notre passion et nos émotions. Nous espérons que vous apprécierez la beauté de notre terroir et restons dans l’agréable perspective de vous accueillir à La Liaudise.

 

D’ores et déjà nous vous souhaitons une belle découverte.

 

Histoire

 

Présente en Valais à la période gallo-romaine, soit il y a près de 2000 ans, la culture de la vigne est attestée dans des écrits remontant au XIème siècle. Au début du XIVème siècle, les cépages signalés à cette époque sont déjà la Petite Arvine, l’Humagne blanche, la Rèze ou encore le Cornalin.

Avant son endiguement, le Rhône sortait périodiquement de son lit dans la région de Fully. Les habitants de la plaine perdaient régulièrement leurs cultures et étaient, de ce fait, souvent plus pauvres que ceux des villages de montagne. Parfois, seuls les châtaigniers présents sur la commune leur permettaient de survivre. Il était courant que des habitants des montagnes échangent du blé avec des vignes appartenant aux habitants de la plaine. Ainsi, des petits hameaux autour de Fully, organisés autour d’un mazot avec une cave en dessous, appartenaient à des habitants des villages de montagne. On retrouve toujours de nos jours ces mazots sur le bas des coteaux, ainsi que des guérites éparpillées dans les vignes servant au rangement des outils et de quelques bouteilles.

 

Guérite dans le coteau

Guérite dans le coteau des Claives

La maison du domaine de Marie-Thérèse Chappaz fut bâtie dans les années 1940 par Maurice Troillet (1880—1961), amoureux de Fully et de ce coteau de La Fontaine. Membre et Président du conseil d’Etat du Valais, il était le grand-oncle de Marie-Thérèse. Il utilisait cette maison pour organiser les réceptions d'amis et des personnalités les plus éminentes du monde politique, religieux et culturel comme François Mauriac ou encore le Général Guisan. Elle servait également de lieu pour l'élaboration de ses vins. Maurice Chappaz, écrivain, poète suisse et oncle de Marie-Thérèse, y séjourna. Avec Corinna Bille ils écrivirent leurs plus belles pages "sur la table de la cuisine avec des gants car il n'y avait pas de chauffage", raconte Marie-Thérèse.

Aujourd'hui - et en hommage à son grand-oncle - plusieurs bouteilles du Domaine portent le nom "Président Troillet". A son décès, la maison est restée à la famille de Marie-Thérèse. Elle-même s'y installa en 1987.

L'Envol

 

Marie-Thérèse ne se destinait guère à être vigneronne. A ses 17 ans, son père, avocat, voulut lui donner la vigne des Esserts située à Charrat. A l’époque, Marie-Thérèse souhaitait devenir sage-femme, voyager et découvrir le monde. Le choix fut difficile. Après un stage à l’hôpital où elle n’apprécia ni l’ambiance, ni le système hiérarchique, elle décida d’accepter la vigne à la condition de s’en occuper personnellement. Son père la conforta dans son choix. Marie-Thérèse découvrit le métier de vigneronne grâce notamment au vigneron qui s’occupait déjà de la parcelle. Elle effectua un stage vitivinicole d’une année à la cave Biollaz, puis fréquenta le cours préparatoire, afin de se préparer à l’examen d’entrée à l’école de Changins. Elle accomplit avec succès la formation du cours supérieur en viticulture et œnologie, puis travailla six ans dans la cave de la station fédérale de Changins, tout en s’occupant de ses deux vignes. Six ans à observer, tâtonner, se frotter aux difficultés, apprendre une grammaire viticole en évolution, chercher puis trouver sa voie.

 

La Liaudisaz

 

En 1987, Marie-Thérèse reprit les vignes familiales. Cette année-là, elle dut vendre le raisin, car la cave - au lieu-dit La Liaudisaz - n’était pas encore prête. 1988 fut l’année de la vinification de son premier millésime. L’année 1989 marqua la naissance de sa fille Pranvera au mois de juillet et l’ouverture de la cave au mois de septembre. A l’époque, Marie-Thérèse ne disposait que d'un hectare et demi et cette surface était insuffisante pour vivre. Donc, au fil des années elle étendit son domaine qui compte désormais 10 hectares. Aujourd’hui, sa fierté d'avoir réuni tout le vignoble historique détenu par son grand-oncle que ce soit en étant directement propriétaire ou en location de parcelles confiées par des membres de sa famille est grande.

 

La maison du Domaine

La maison du Domaine Chappaz

La Consécration

 

L’œuvre de Marie-Thérèse Chappaz est récompensée par Gault et Millau qui la consacre en 1996 "Vigneronne de l’année". Après une sélection au top 100 des meilleurs vignerons, le guide lui décerne, dans son édition 2016, le titre "Icône du vin suisse", distinction témoignant de son  intense engagement en faveur de la qualité et de la renommée des vins suisses.

Le 8 novembre 2015 au Villa d’Este Wine Symposium à Cernobbio sur les rives du Lac de Côme (Italie), Marie-Thérèse Chappaz a reçu le Prix d’excellence Lalique-Villa d’Este 2015 "Lady of Wine" remis par François Mauss. Cette reconnaissance prestigieuse récompense sa carrière exceptionnelle.

Trophée Lalique

Marie-Thérèse Chappaz reçoit le Prix Lalique. (copyright photo : Armand Borlant)

Philosophie

 

Marie-Thérèse a le désir d’élever de grands vins. Elle choisit de soigner et d’aimer ses terres, de les nourrir et de respecter chaque terroir, chaque cépage. Que le vin soit, pour l’amoureux du vin et pour l’homme qui le boit, le messager de son sol, de ses racines, de son climat, du millésime, de l’ambiance et de son vigneron. Marie-Thérèse estime juste être l’artisane qui met en valeur un terroir, un coin de pays.

Chaque année, elle essaie de s’améliorer et de laisser vivre le vin de ses vignes. Sa philosophie est claire : pas trop d’interventions et de moins en moins d’intrants de l’extérieur. A la vigne, pas de produits de synthèse, ni d’engrais. Uniquement des tisanes, du compost fait maison, des plantes, des préparations biodynamiques. Certes, il reste le cuivre, produit chimique mais naturel dont elle ne peut pas encore se passer mais qu’elle utilise parcimonieusement, moins de 3 kilos par hectare. Le soufre naturel de mine. Le bicarbonate de soude, comme dans la fondue. Et la bonne humeur. A la cave, des levures indigènes. Pas de sucre, ni d’enzymes. Des sulfites, mais pas dans tous les vins.

Chaque année, Marie-Thérèse tend vers un idéal, vers un but : élever de grands vins représentatifs de leur terroir. Chaque année elle se remet en question et évalue la pertinence de ses choix. "L’agriculture biodynamique ne solutionnera pas tous les maux de la terre, mais elle est véritablement une agriculture d’avenir et une agriculture qui soignera la Terre".

 

« Dis-moi et j’oublierai.
Enseigne-moi et je me souviendrai.
Implique-moi et j’apprendrai. »

Benjamin Franklin

 

 

« C’est en se prenant soi-même dans ses bras qu’on étreint le monde entier. »

Goethe

La Biodynamie

 

C’est en 1997 lors d’une visite chez un spécialiste en biodynamie au Domaine Chapoutier de Tain-L'Hermitage (France) que Marie-Thérèse décida, du jour au lendemain, de convertir son domaine en biodynamie, démarche en phase avec sa philosophie de respect de l’environnement, de la vie et du terroir. Ce fut un véritable déclic.

La biodynamie est la méthode de culture proposée et développée par Rudolf Steiner dans les années 1920 pour répondre à une attente des agriculteurs faisant face à des problèmes de qualité concernant les semences, les sols et bien d'autres aspects. Cette méthode de culture sauvegarde et renforce le vivant, le sol, la plante. C’est le contraire de l’agriculture moderne d’aujourd’hui qui utilise de nombreux produits de synthèse modifiant la nature même de la sève, de la vigne et détruisant la biologie du sol.

Le but de la biodynamie est de redonner du vivant à la plante. Pour Marie-Thérèse Chappaz, la biodynamie est avant tout une méthode basée sur l'emploi de préparations conçues par Rudolf Steiner et profitables à la vigne et au sol, telles que la bouse de corne, la silice de corne, les préparations du compost. Elle permet de fertiliser les sols et d’accompagner la vigne dans son développement. A partir de 2003, l’ensemble du domaine Chappaz est cultivé en biodynamie. Aujourd’hui, il est certifié Demeter et Bio-bourgeon Suisse par bio-inspecta AG.

Le film

 

Les Tisanes

 

Si les tisanes sont utilisées pour soigner la vigne, elles servent surtout à lui donner de la force pour se défendre elle-même face aux maladies. Leur utilisation n’est pas propre à la biodynamie; on les retrouve aussi en culture biologique. Dans ce mode de culture, le cuivre est utile pour lutter préventivement contre le mildiou; le soufre contre l’oïdium. L’emploi des tisanes permet de diminuer les doses de cuivre et de soufre. Aujourd’hui, le domaine ne parvient pas encore à n’utiliser que les tisanes. C’est néanmoins un objectif qui est en point de mire. L’eau pour réaliser  les tisanes est de préférence de l’eau de source ou de l’eau de pluie. Si on les prépare pures, mais mélangées au cuivre, l’eau de réseau suffit; on l’acidifie avec du vinaigre. On la fait chauffer à l’aide d’une lessiveuse chauffée au bois ou d’un réchaud à gaz.

L’ortie est utilisée systématiquement car elle permet à la plante de développer son système immunitaire, d'améliorer ses défenses face aux attaques des champignons. Elle lui donne également du fer et de l’azote, lutte contre le stress hydrique, ce qui fait d'elle une plante « magique ». L’ortie doit idéalement être cueillie juste avant la floraison.

Le saule est une plante riche en acide salicylique ce qui permet à la vigne de mieux résister au mildiou.

La reine des près contient également de l’acide salicylique et renforce la résistance de la vigne au mildiou.

L’achillée, très présente dans les vignes, est utile contre l’oïdium.

La camomille est utilisée quand la vigne est en stress hydrique.

La prêle quant à elle permet de protéger la vigne en repoussant les champignons au sol lors du périgée. Elle est utilisée en décoction.

 

Le film

 

La Biodiversité

 

Chaque plante a son utilité et joue un rôle fondamental. Si l’on trouve telle ou telle espèce dans la vigne, elle peut indiquer que le sol doit être décompacté, qu’il est trop riche en matière organique ou trop pauvre.

Il ne faut pas voir d’un mauvais œil les plantes considérées bien souvent, et à tort, de "mauvaises herbes", mais plutôt comme des indicateurs d’environnement (pH du sol, compactage éventuel, tassement). Mises à part leurs vertus de plantes guérisseuses, elles contribuent activement à la vie des insectes. Quand un sol est nu, le liseron occupe la place; si d’autres herbes sont là, il se fait moins envahissant.

Tout autour de son domaine et dans ses vignes, Marie-Thérèse a planté de nombreux arbres fruitiers pour créer de la diversité végétale : pêchers, abricotiers, mirabelliers, arbousiers, pruniers, oliviers, figuiers, amandiers, cognassiers ainsi que des saules pour les tisanes. Ces arbres servent également de relais pour les oiseaux comme par exemple la huppe fasciée ou  le chardonneret élégant.

 

La surprise de découvrir un nid d'oiseau dans les vignes

 

Le nid d'oiseau dans les vignes ...

Nid d'oiseau dans la vigne

L'Equipe

 

Le film

 

Aurélien, Julien, Angel, Jorge, Marie-Thérèse, Aida, Ewelina, Camila et… Annick